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Prologue
On vous a sûrement parlé de nous
dans le passé sinon vous ne seriez pas avec moi en ce moment ! Ou alors
avez-vous espionné une amie et l’avez entendu discuté du fameux jean
magique…
Bref vous connaissez certainement déjà notre histoire mais
juste pour vous embêter je vais vous en parler juste quelques minutes, un
peu de patience!
Nous sommes quatre meilleures amies, ce n’est pas l’amitié qui nous unis,
c’est beaucoup plus fort ! Chaque été nous l’avons passé ensemble enfin
presque, puisqu’il y a quatre ans nous allions passer notre premier été
séparée, une vraie tragédie! Mais, signe du destin ou hasard, un jean est
arrivé pile poil à ce moment là, pas n’importe lequel, un jean magique !
Vous ne me croyez pas, hein ? Mais comment pourrai t-il nous aller à
toutes les quatre alors que le popotin de Carmen et légendaire et que je
les dépasse d’au moins d’une tête ? Ah vous commencez à comprendre que ce
simple jean trouvé dans une friperie par Carmen n’est pas si simple! Le
plus étonnant c’est qu’à chaque fois qu’on le porte, une chose incroyable
nous arrive, ce jean nous donne confiance, il nous rappelle chacune
d’entre nous, une part de nous est enfui dans le jean !
Ce jean rassemble nos personnalité réunie, la timidité de Lena qui nous
freine en cas d’erreur extrême (même si pour le premier été cela n’a pas
vraiment été mon cas), le sens de l’amitié de Carmen qui nous permet de
nous rapprocher même en étant éloignées, le caractère bien trempé de Tibby
pour ne pas se laisser marcher sur les pieds et mon côté « agir avant de
penser » pour que chacune osent prendre des risques !
Cet été, après une longue année passée éloignées, nous avons décidé de le
passer ensemble, une première pour le jean ! Lena réussit brillamment à
Rhode Island. Fidèle à elle-même elle repoussa les nombreuses avances de
supers beaux garçons. Carmen réalisa son rêve de rentrer à Williams. Tibby
travailla d’arrache pied dans son université de New York. Et enfin moi,
j’ai passé une année indescriptible à Brown. Une année entière à ne se
voir que quelques fois c’est vraiment frustrant pour de supers amies comme
nous ! Même si notre première année en grandes et matures étudiantes (tu
parles !) fut incroyable, on s’est manqué beaucoup mutuellement. C’est
donc décidé on va toutes profité de cet été à fond ensemble mais qui sait,
nos plans peuvent changer…
Chapitre 1
Des cris perçants, que l’on entend que pendant les
match de football lorsque une équipe marque un but, se firent étendre
devant le club de gym Gilda qui donnait autrefois des cours d’aérobic pour
femmes enceintes.
Des larmes d’émotions s’y mêlèrent. Impossible de les retenir, Lena les
laissa couler sans contrainte. Et tant pis si son mascara coulait !
Bridget n’avait pas vraiment l’air de cet avis mais l’émotion l’emporta
sur l’esthétique.
Elles avaient tellement de choses à se raconter qu’on se serait cru dans
une basse cour ! Mais la cérémonie du jean était prioritaire, alors Bee à
son habitude força la serrure, un vrai jeu d’enfant ! Elles s’installèrent
ensuite en rond puis Carmen déploya le jean, les filles le regardait comme
leur dieu…
Il leur avait tellement manqué ! Lena relit le pacte qu’elles
connaissaient maintenant par cœur. Elle se sentit toute bizarre en le
lisant, des frissons la parcouru. Elle se sentait grandir, le pacte lui
semblait un peu trop enfantin mais en même temps parfait, elle n’était
plus la même, être seule, devoir vivre sans ses amies et devoir s’en faire
l’avait fait évolué, elle ne voyait plus la vie de la même manière…
Bee avait certainement remarqué l’attitude de Lena et avec son tact
habituel lui demanda :
- Lenny qu’est ce qui t’arrive ?
- J’ai l’impression d’avoir grandi…
- Mais on a toutes grandi, dit Tibby pour essayer de rassurer Lena.
Elle s’arrêta un instant pour tousser puis reprit :
- Même si parfois j’ai l’impression d’avoir deux ans d’âge mental !
- Mais ce n’est pas ça, je trouve le pacte du jean un peu trop nunuche !
On aurait dit que Lena avait poussé un juron et tout le monde se tut. Lena
mal à l’aise d’avoir provoqué ce silence ajouta :
- Mais bon, on s’occupe pas de ça, ok ? Faisons d’abord la cérémonie du
jean !
Puis elle tirèrent à la courte paille pour déterminer qui aurait le jean
en premier (Tibby) puis d’une même voix elles dirent toutes les quatre :
- On restera amies pour la vie, qu’on soit ensemble ou séparées…
Un nouvel été commençait…
Un flash-back de la soirée précédente revint dans la mémoire de Carmen à
la vitesse de la lumière, Lena qui trouvait le pacte trop nunuche, sa mère
qui la serrait dans ses bras en pleurs tandis que David lui serra la main
solennellement, Ryan qui prononçait son nom en la voyant et le coup de fil
de Win.
Carmen aimait le matin, on pouvait penser à ce que l’on voulait calmement
en ayant l’esprit reposé, bien sûr cela ne s’appliquait que pendant les
vacances puisque pendant les cours où le matin on maudissait la création
de l’école.
Elle examina les scènes cas par cas, en premier Lena et le pacte, c’est
vrai qu’elles l’avaient écrit quatre an auparavant et en 4 ans il s’en
passait des choses, elles avaient bien sûr gagné en maturité, mais delà à
ne plus aimer le pacte…
Peut-être que Carmen était trop gamine, seule une fillette de quatre
pouvait faire autant de caprice qu’elle ! Elle se sentit tout à coup nulle
et inutile…
Elle étudia ensuite le cas « retour à la maison vraiment bizarre », sa
mère semblait rayonnante tenant dans ses bras Ryan qui était devenu trop
chou ! Un vrai petit monstre comme Carmen avec un caractère bien trempé !
Carmen tomba baba devant lui, au moment où il prononça son nom, bien sûr
le son n’était pas parfait, il disait « Camé » à la place de « Carmen »
mais c’était tellement mignon !
Et pour finir, son cœur commença à battre la chamaille, elle pensa à Win.
Même si elle l’avait vu plusieurs fois pendant l’année (ils étaient juste
à côté quasiment) rien qu’en pensant à lui elle était en extase. Lui aussi
était revenu et ils s’étaient donné rendez-vous au glacier où ils
s’étaient rencontrés, c’était tellement romantique ! Elle était sûrement
amoureuse…
Tibby attendait devant le cinéma depuis plus d’une demi heure, Brian lui
avait-elle posé un lapin ? Comment devait réagir une fille qui se faisait
poser un lapin, attendre, ou pleurer ? Tibby était trop nulle pour les
relations amoureuses décidément !
- Tibby! Tibby ! s’écria une voix derrière elle.
- Brian ! Brian !
Elle eu l’impression d’être dans une mauvaise comédie romantique mais elle
s’en fichait, elle était beaucoup trop heureuse de revoir Brian. Il avait
grandi et aussi embelli, il semblait si cool, le beau gosse type. Des
filles se retournèrent même sur son passage et avaient tiré une de ces
têtes quand il le vit embrassé Tibby, elle lui jetèrent un regard genre «
c’est qui cette fille habillée comme un sac à patate ? ».
- Tu es superbe, dit Brian en la regardant de haut en bas.
- Oh euh merci, t’es pas mal non plus…
Décidemment, Tibby avait perdu tous ses moyens rien qu’en le voyant alors
que lui était tellement détendu.
- Alors euh, on va le voir ce film, bafouilla t-elle.
Tibby pesta contre elle-même, elle était trop nulle pourtant avant elle
était toute zen avec lui !
Pendant le film ça ne s’arrangea pas surtout au moment où il lui passa le
bras autour du cou, son cœur allait exploser à cette vitesse là !
- Bee, t’aurai pas des feuilles de calques, demanda Perry.
- Regarde dans le tiroir, ordonna t-elle, qu’est ce que tu veux encore
faire ?
- Hum…euh…rien rien, juste un dessin…
- Ah bon et pourquoi ?
Le pauvre Perry vira au rouge écrevisse puis ajouta :
- Oh occupe toi de tes affaires !
Il partit sur ce.
Lenny,
Tu m’inquiètes en ce moment, vraiment. Peut être que dans ton université,
on t’a fait un lavage de cerveau qui t’as fait mûrir sans prévenir mais
on t’aimera toujours ! Tu avais l’air bizarre en m’appelant aujourd’hui,
alors pour te réconforter voilà de la pâte crue de cookies, comme tu les
aimes.
Bizoo
Carma
Chapitre 2
- Alors explique-nous les moindre fait et geste de
Perry quand il est venu te voir.
- Il n’était pas normal, il tremblait et dés que je lui demandais des
détails il rougissait, en général les seuls dessins que Perry fait c’est
dans son agenda !
Bee était heureuse d’avoir de si bonnes amies qui pouvait écouter et
l’aider sur ce problème.
- Et tu as vu le dessin qu’il a fait ? demanda Lena.
- Je crois qu’il a décalqué une rose rouge même si on aurait plutôt dis le
drapeau de la Chine !
Soudain, Tibby eu comme un tilt et semblait tellement excitée qu’elle ne
pouvait plus parler mais juste brailler :
- Bee, Bee, il est amoureux !
- Hein ? Perry amoureux ? Mon frère qui passe ses journées devant son ordi
amoureux ?
Bee l’a prenait pour une folle, et depuis quand elle était devenue si
romantique ?
- Mais c’est évident quand on y repense, me dit pas que tu le trouves trop
jeune, il a ton âge et toi tu les collectionnes !
Bridget pinça Lena en guise de représailles.
- Je te signale Lenny que j’ai un copain et nous deux c’est pour la vie !
Repenser à Eric la rassura, même si il n’allait pas se voir pendant l’été,
elle savait qu’il pensait à elle.
- Écoute Bee, Perry est humain, dit Carmen comme si elle parlait à une
attardée mentale, et tout humain aime.
- Je le savais, merci, grogna Bridget. Bon je vais lui parler, lui donner
des conseils.
- Quelle super idée ! Il va être très content ! s’exclama Lena.
Lena explora toutes les pièces de la maison à la recherche d’Effie, mais
pouvait-elle bien être ? Elle trouva endormie sur son lit alors qu’il
était quatre heures de l’après-midi. Qu’est ce qu’elle avait, la nuit
dernière, Lena était allée aux toilettes et elle y croisa Effie y
vomissant.
- Effie, il est quatre heures réveille-toi, dit-elle en lui caressant les
cheveux, tu veux un café ?
Effie semblait avoir la gueule de bois et ne répondit qu’après quelques
toussotements :
- Lenny, je me sens mal.
- J’avais cru remarquer, tu ne t’es même pas verni les ongles depuis mon
retour.
Effie eut un sourire forcé.
- Ecoute je te propose qu’on aille toutes les deux au centre commercial,
Carmen sort avec Win, Bee donne des conseils de cœur à son frère et Tibby
doit revoir Brian, ça fait un bail qu’on ne s’est pas fait une sortie
entre nous.
- Oh Lena je me sens trop mal pour bouger.
Lena porta instinctivement sa main sur le front Effie et il était
tellement brûlant que Lena retira sa main illico.
- Oh mon dieu je t’emmène à l’hôpital !
Carmen courait le plus vite possible mais ses talons la ralentissaient
beaucoup ! Elle pesta contre elle-même et sa manie de toujours arriver en
retard. Quand elle arriva devant le glacier, son cœur se mit à battre plus
vite que d’habitude, Win était assis l’attendant.
- Désolé Win, je suis en retard comme d’habitude !
- Je m’y suis fait, dit-il avec un regard malicieux, viens assis-toi je
vais te prendre une glace, tu veux quel parfum ?
- Chocolat s’il te plait.
Quand Win se dirigea au comptoir, deux filles le regardaient. Carmen la
jalouse eut du mal à le supporter.
Pourquoi l’attente aux hôpitaux était si longue ! Lena attendait Effie
depuis plus de deux heures ! Quand soudain un médecin interrompit les
jurons que Lena pensait tout bas dans sa tête contre le fait qu’il n’y ait
pas de loi sur l’attente aux hôpitaux :
- Mademoiselle vous êtes sa grande sœur c’est ça ?
Lena acquiesça en signe de réponse.
- Ce n’est pas facile à dire, mais nous lui avons fait une prise de sang
et avons découvert que Mlle Kaligaris est enceinte…
On aurait dit qu’une douche froide avait arrosé Lena, sa sœur, enceinte !
C’était une blague ! Il s’était tout simplement trompé ! Elle réussit
malgré son étonnement à marmonner quelques mots :
- Mais c’est une erreur, ma sœur est encore jeune, vous vous êtes trompés
de dossier c’est sûr !
Sa voix se voulait sereine mais elle se transforma en une voix
complètement hystérique.
- Mademoiselle je sais que c’est très dur à avaler mais ce n’est pas une
erreur, vous pouvez aller voir votre sœur mais ne soyez pas trop brusque
avec elle est sous un état de…
Lena ne laissa pas le médecin finir sa phrase et fonça directement dans la
chambre de sa sœur comme une furie :
- Non mais Effie c’est quoi cette histoire, tu es vraiment plus
qu’irresponsable ! Hurla t-elle
- Lena, je…
- Et le préservatif ça existe bon sang !
Lena n’en revenait pas que c’était elle qui avait prononcé ces mots et
laissa enfin Effie s’exprimer :
- Lena, je suis désolée de ce qui est arrivé, je ne voulais pas. Je crois
que j’avais bu cette nuit là et je ne m’en souviens presque plus, c’était
ma première fois.
Elle fondit en larmes sur cette dernière phrase. Lena la serra dans ses
bras, laissant les larmes salir son chemisier.
Tibby avait le jean, qu’est ce qui pouvait l’arrêter, il fallait juste
qu’elle soit naturelle avec Brian et tout se passerai bien, et bien sûr le
jean lui donnera un petit coup de pouce. Elle donna rendez vous à Brian
chez elle, ils seraient ensemble les baby-sitters de Katherin et si elle
se sentait mal à l’aise, sa petite sœur lui filerai toujours un coup de
main pour combler le vide. Parfait !
- Brian est là !
- Oui, j’arrive, ouvres lui s’il te plait !
Elle se dépêcha de se remettre un peu de gloss et d’enfiler le jean, il
lui faisait comme à son habitude une silhouette d’enfer.
- Coucou, dit-elle en lui faisant un signe de la main, alors, tu… je… je
suis contente que tu sois là !
Ah ! Mais qu’est ce qui lui arrivait ? Elle ne pouvait pas trouver pire
comme phrase.
- Brian vient, on va jouer à la poupée avec Tibou, s’écria la petite avec
son enthousiasme habituel.
Katherine le tira vers le salon et en passant, comme si il avait
l’habitude de faire ça, il l’embrassa tendrement.
Tibby participa au jeu sans vraiment jouer, ni parler à Brian, décidemment
le jean ne lui servait pas à grand-chose.
Ma Bee préféré,
Mon tour est fini, je te passe le jean, il ne m’a pas vraiment servi pour
tout dire
Mais je suis sûr que tu en fera bon usage surtout que tu ne dois pas
oublier de
Parler à Perry !
Éclate-toi un max avec le jean !
Tibby, nulle en amour.
Chapitre 3
Bee voulu s’habiller élégante pour aller voir son
frère, donc se vêtit du jean. En l’enfilant elle fut prise d’une petite
crise de panique ayant peur que le jean ne lui aille plus comme l’été
qu’elle a passé chez Greta, mais heureusement il lui allait comme un gant
! Elle ressentit en quelques secondes, une grande émotion, le jean lui
rappelait tellement Eric, il lui manquait mais ils allaient se revoir à la
fin des vacances, elle allait pouvoir patienter un peu ! Elle marchait à
pas de loup dans le couloir avant d’entrer dans la chambre de Perry,
écouta à la porte un court instant, puis entra et trouva Perry endormi sur
son lit, comme si il avait pleurait la veille. Il fut sûrement réveillé
par le pot de crayon que Bridget a renversé car il poussa un grognement.
Après quelques secondes il se rendit compte de la présence de sa sœur :
- Bee qu’est ce que tu fais ici ?
- Je vais aller droit au but Perry, je sais tout !
Perry la dévisagea comme si elle n’était pas sa sœur mais une fille plus
intelligente qu’il le croyait.
- Comment tu peux savoir ?
- J’ai mené ma petite enquête tu sais, et mes amies m’ont un peu aidé.
- Bee s’il te plait ne le dit pas à Papa, je sais qu’il a très bien
accepter ta relation avec Eric mais je pense pas qu’il supportera celle de
Jenny et moi.
- Jenny ? dit Bee d’une voix suraigu
- Oui, ma copine !
Bridget n’en croyait pas ses oreilles, déjà à l’idée que Perry soit
amoureux la dépassait mais maintenant qu’il ait une petite amie… Tout ça
n’avait aucun sens, Perry son frère, le ringard type. D’accord il avait de
beaux yeux et grâce à la natation qu’il pratiquait chaque samedi son corps
était plutôt musclé mais question fringues, même Nikki le petit frère de
Tibby s’habillait mieux ! Elle savait plus quoi dire.
- Bridget, je croyais que tu savais pourtant.
- Je croyais que tu étais juste amoureux.
- Oh !
- Et elle est comment ?
Cette fois la voix de Bee trembla un peu, elle était aux bords des larmes
mais ce qui était pire c’est qu’elle ne savait pas pourquoi.
- Très jolie. Tu veux voir sa photo ?
Bridget ne voulait pas répondre, jamais lui et Perry n’avait eu une
conversation aussi longue mais surtout aussi personnelle ensemble, elle
pensait aussi que si son frère lui montrait la photo leur histoire
deviendrai un peu trop officiel. Elle partit en courant dans sa chambre.
- Lenny, promet moi de ne rien dire aux parents !
- On verra…
C’était la première phrase que Lena prononçait depuis qu’elle et Effie
soient monté dans la voiture. Elle n’arrivait toujours pas à y croire mais
pourtant c’était vrai, sa petite sœur était belle et bien enceinte, elle
détestait ce mot ! Le médecin lui avait parlé de la grossesse de sa sœur,
elle était enceinte de 3 mois, le bébé allait bien et il avait parlé de
l'avortement…Lena était inquiète, elle savait très bien que ses parents
allait vraiment mal réagir, ils étaient si coincés, pour eux c’était pas
de relations sexuelles avant le mariage, Effie elle l’avait fait bien
avant en étant soul et avec un inconnu.
-Tu vas le garder ??
Lena ne pensait jamais à avoir à poser cette question et encore moins à sa
sœur .
-Je sais pas, vraiment pas…
Effie prononça cette phrase comme si elle se répondait à elle-même.
Le reste du trajet ne fit interrompu par aucune paroles.
- Je crois qu’entre Brian et moi c’est fini !
- Tu es sur Tibby ?
- Certaine !
Tibby laissa couler une larme sur sa joue.
- Mais comment tu peux l’être ?
- Écoute Carma, imagine qu’avec Win vous n’avez plus rien du tout à vous
dire après une année passée séparé, pour toi, entre vous ça serait encore
d’actualité ?
- Non, j’avoue, mais c’est pire de mon côté ! Je suis trop jalouse des
filles qui l’observent !
- Oh, je vois mais au moins, vous êtes encore un couple qui s’entend à
merveille !
- Oui, mais bon ne parlons pas de ça ! Alors tu es sure que c’est fini
Brian et toi ?
- Malheureusement, comment je vais lui annoncer ?
- Tu sais Tibby, si la scène que tu m’a décrite selon laquelle vous n’avez
plus rien à vous dire, je pense que de son côté aussi , c’est fini !
- Oui tu as raison, je lui annoncerai demain !
Bee se laissa tomber sur le lit, elle pleurait, mais le pire c’est qu’elle
ne savait pas pourquoi, comment se fait-il qu’elle soit si bouleversée par
l’histoire de son frère ? Elle décida d’appeler Lena mais celle-ci ne
répondait pas, elle sa lâcha sur le répondeur. Elle prit ensuite un
mouchoir pour essuyer les marques de mascara sur son visage et sortit de
sa chambre discrètement pour aller prendre un verre d’eau à la cuisine. En
arrivant à la cuisine il entendit la voix de son frère, il était
visiblement en train de téléphoner. D’habitude Perry parlait d’une voix
rauque et agacée au téléphone mais cette fois si il avait une voix sucrée
et tendre, Bridget comprit qu’il téléphonait à cette Jenny. Une personne
saine d’esprit et gentille serait partit par respect pour son frère mais
la curiosité de Bee l’emporta et elle écouta discrètement leur
conversation :
« - Ne t’inquiète pas ma chérie, je vais venir à cette fête… Je sais ça va
être dur de faire le mur mais je suis sûr que je vais réussir ! »
Une colère venue des profondeurs de l’âme de Bridget l’empara : non
seulement elle a envoûté son crétin de frère mais elle l’oblige à faire
des choses interdites, qui dit fête, dit sûrement alcool et Perry n’était
pas encore majeur, il ne devrait pas en boire, et en plus Perry qui n’a
fait que deux ou trois bêtise dans sa vie va mentir à son père ! Bee n’en
pouvait plus et elle sortit de sa cachette et cria à son frère :
« - T’es malade mon vieux tu vas pas faire le mur quand même ! Tu sais que
dans ces fêtes il y a de l’alcool et que l’alcool est interdit aux mineurs
! »
Perry raccrocha et répondit :
« - Me dis pas que tu n’as jamais bu d’alcool soeurette ? T’es pas en
position de me faire la morale, toi qui sort avec un gars beaucoup plus
âgé que toi ! Et d’où t’écoutes mes conversations téléphoniques ?
-Ne mêle pas Eric à ça ! Hurla Bee de rage. J’ai pas fait exprès d’écouter
ta conversation avec ta petite copine et tu sais je m’en fous de ta vie !
-Alors si tu t’en fous pourquoi tu t’en mêle ? Ne va pas me dire que tu
t’inquiète pour moi parce que sinon je vais rire ! »
Bridget ne su plus quoi dire. Pourquoi était-elle si en colère ? Elle et
Perry n’ont jamais était vraiment proche alors pourquoi était-elle folle
de rage juste pour cette histoire ? Bee baissa la tête et partit sans
répondre à son frère.
Carmen appela Win mais il ne répondait pas. Ce n’était pas son genre, Win
adorait répondre au téléphone et il a une très bonne ouïe ! Carmen se posa
tout de suite plein de questions, des scénarios romanesque lui vint à
l’esprit : il était sûrement avec une autre, il entreprenait une relation
double, c’était sûr ! Au moment Carmen imaginait Win embrassant une autre,
Christina entra dans sa chambre le petit Ryan dans ses bras :
« - Nena, on va commander chinois, tu veux quoi ?
-Oh rien m’man, j’ai pas fin »
Christina regarda Carmen avec un regard interrogateur.
« - Qu’est ce qui va pas ma chérie ? Dis moi…
-Mais rien Maman, rien j’ai pas faim c’est tout !
-Carmen, gourmande comme tu es, tu ne vas pas me faire avaler ça j’espère
?
-Roooh, comment tu peux savoir ?
-Je suis ta mère, dit Christina d’une voix maternelle, je te connais par
cœur !
-Bon d’accord Maman ! Quand dans la rue une femme regarde David d’un œil
pas forcément amical, tu réagis comment ?
-C’est sur je serais folle de rage intérieurement mais j’aime David et
j’ai confiance en lui !
-Mais s’il ne répond pas au téléphone alors que normalement il répond
toujours ?
-Ça veut dire qu’il est sûrement occupé… »
La première réponse de sa mère fit réfléchir Carmen, elle aimait Win et
Win l’aimait, pourquoi n’avait-elle pas confiance en lui ?
« - Nena, à mon avis tu veux me dire que tu es extrêmement jalouse des
filles qui regarde Win et qu’il n’a pas répondu à un de tes appels ce qui
t’as tout de suite fait imaginer certaines choses, n’est ce pas ?
-Oui… avoua Carmen. Je comprend pas, c’est une autre facette de ma
personnalité…
-Carma, tu dois en parlait à Win, il va te rassurer c’est sur…
-D’accord maman, merci beaucoup…
-Mais de rien Nena… »
Sa mère partit avec Ryan qui riait aux éclats.
Effie et Lena rentrèrent à la maison, leurs parents n’étaient pas encore
rentrés, sans un mot elles s’assirent sur le canapé toutes les deux avec
un regard vide. Lena ne pouvait pas supporter ce secret plus longtemps
elle avait besoin de le crier sur tout les toits mais elle ne pouvait pas.
Elle n’arrivait pas non plus à parler, elle voulait réconforter sa sœur
mais aucun son ne sortait de sa bouche. Effie décida alors de dissiper ce
silence pesant :
« - Lena, je vais avorter…
-Effie …
-C’est la meilleure des décisions à mon avis, je pourrais pas assumer un
enfant, je suis obligée !
-Je…je crois que c’est peut-être le bon choix…
-Moi aussi, mais ce que je crains, c’est d’en parler aux parents, j’en
suis obligée de toute façon, pour avorter je dois avoir l’autorisation des
parents, c’est le docteur qui me l’a dit.
-Je vais t’aider tite sœur, je te le promet, les parents comprendront… »
Quand elle acheva sa phrase, les parents Kaligaris franchirent le seuil de
la porte :
« On est rentré les filles ! »
Effie jeta alors un regard vers Lena qui disait que ce n’était pas encore
le moment d’en parler. Lena obéit, la soirée fut ennuyante …
Bridget bouillait intérieurement de rage, jamais elle n’avait ressenti une
sensation pareille, elle voulait tout casser autour d’elle. Ses gestes
n’obéissaient plus, elle prit ce qu’elle avait sous la main et le lança de
toutes ses forces contre le mur. Elle réalisa soudain que c’était le
collier que Eric lui avait offert durant l’année. Elle se sentit
incroyablement coupable et surtout, elle ne se comprenait plus : pourquoi
était-elle tant en colère contre Perry et sa copine ? Elle ne se
comprenait plus. Pour se changer les idées elle décida d’envoyer le jean à
Lena et de lui écrire une lettre.
Lena,
Tu sais normalement c’est Carma qui se met en colère tout le temps ? Je ne
la comprenais pas du tout mais maintenant c’est différent. Tu crois
qu’elle ma possède en ce moment même. Non je rigole ! Je t’envoie ce jean,
j’espère que tu t’en serviras à bon escient.
Avec amour
Bee , ton abeille.
Chapitre 4
Carmen voulait voir Win. Il lui manquait énormément.
Elle décida de le rappeler. Un premier bip se fit entendre, pas de
réponse, un second, toujours pas, au bout du 15ème Carmen raccrocha. Elle
voulait pleurer, mais au lieu de se lamenter sur son sort elle prit
l’initiative de sortir de sa maison et d’aller voir Win à son boulot.
Cette année il avait décidé de gagner un peu d’argent et il avait pris un
emploi dans un fast-food. Carmen prit sa voiture et roulait vers le
fast-food de Win, elle était presque arrivée et se réjouit déjà de voir le
minois surpris de Win, quand tout à coup on l’appela sur son portable,
normalement elle n’aurait pas dû décrocher mais le numéro était inconnu et
elle avait l’espoir que c’était Win. En voulant appuyait sur le bouton «
répondre » son attention fut détourné et elle se rendit compte qu’elle
venait de griller un feu rouge. Pendant une seconde une voix dans sa tête
lui dit : « faut faire plus attention Carma », la suivante elle fut
percutée de plein fouet par un camion. Carmen ne se rendit pas compte tout
de suite qu’elle perdait son sang. Étrangement elle n’avait pas mal, au
contraire, elle se sentait légère comme une plume. Elle entendait des cris
mais le son lui parut très agréable. On l’extirpa de la voiture et elle
fut très contente de remarquer que son sauveur n’était autre que Win !
Elle voulait parler et lui dire qu’elle allait bien, qu’elle n’avait pas
mal, mais sa mâchoire était comme bloquée. Win lui demanda si elle
l’entendait mais comme Carmen n’arrivait pas à ouvrir sa bouche il
semblait paniqué. Un bruit de sirène d’ambulance retentit mais Carmen ne
le trouvait pas mélodieux comparé eu cris, cette sirène lui inspirait la
peur et la mort.
Bonjour Tibby,
C’est Win, le copain de Carmen. S’il te plait viens vite à l’hôpital,
Carmen vient d’avoir un grave accident de voiture, préviens Lena et Bee !
Fais vite ! Je dois y aller, Christina est en pleurs. Rappelle moi.
Biiiiiip
Tout le monde était en panique. Les gens qui aimaient Carmen étaient
quasiment tous là. Il manquait juste Al, Lydia, Paul et Krista qui
faisaient tout leur possible pour arriver vite. Lena avait très peur, elle
n’imaginait pas sa vie sans Carmen. Les médecins lui faisaient une
opération en ce moment, les chances de survie étaient à 80%. Lena alla
vers Win. Il semblait complètement paralysé par la peur. Il tremblait.
Lena le regardait. Il aimait Carmen et comme Lena il s’inquiétait et
devait penser que Carmen allait s’en sortir. Elle était forte, ce n’était
pas une opération qui allait l’arrêter. Elle s’assit à côté de lui et peu
à peu s’endormit, quand elle pleurait beaucoup le sommeil la gagnait plus
facilement, cette sensation lui rappela Kostos. Pendant son assoupissement
elle fit divers rêves stressant et quand elle se réveilla en sursaut, son
visage était couvert de sueur. Elle prit quelques instants à comprendre
qu’elle venait juste de faire un mauvais cauchemar. Elle se leva et
voulait aller prendre un café quand elle vit Paul. Paul Rodman qui était
là devant elle. Il la regardait et lui dit par son regard « je suis là ne
t’inquiètes pas ».
[nda : Je sais c'est un peu sinistre mais c'est un des seuls moyens
que j'ai trouvé pour introduire Paul dans l'histoire ! ]
à suivre...
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